[Critique] Logan de James Mangold

À certains égards, Logan est le film de Wolverine que beaucoup de fans attendaient depuis longtemps. Rempli d’une forte dose de violence, de langage adulte et thème mature, le film sert d’ultime révérence à Hugh Jackman pour son personnage de Wolverine ainsi qu’à Patrick Stewart pour celui de Charles Xavier. Que vaut exactement cette conclusion à Wolverine ? Réponse…

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Critique :

« Magnifique. Puissant. Hugh Jackman tire sa révérence avec brio et offre à Wolverine un très bel adieu. »

L’Amérique n’est plus que brique de ruines dans ce film. On est en 2029 et Logan/Wolverine (Hugh Jackman) n’est plus le super-héros d’autrefois. Il est maintenant alcoolique et chauffeur de limousine au Texas et fait de temps en temps des aller-retour entre le Texas et la frontière mexicaine afin de livrer des médicaments à l’ancien professeur et mentor des X-Men, Charles Xavier (Patrick Stewart), atteint d’une maladie affectant son cerveau (le comble de l’ironie pour l’un des cerveaux les plus puissants sur Terre).
Dans Logan, les mutants ne sont plus. Certains ont survécu mais on ne nous donne pas exactement les causes de ces disparations. La race mutante est en voie d’extinction jusqu’au jour où apparaît Laura (Dafne Keen), la première enfant mutante depuis des siècles. Une source d’espoir pour Charles mais une possible source de problèmes pour Logan. Seulement, quand une mystérieuse organisation veut récupérer Laura, Logan va devoir faire un choix : s’enfuir ou combattre.

Ce Logan se place très certainement parmi les meilleurs films du genre CBM (Comic-book movies). Dans un dernier au revoir au personnage, le casting ainsi que le réalisateur nous livrent ici un film de superhéros intimiste avec un ton très gris où les couleurs n’existent presque pas. Abordant des thèmes assez sombres et adultes comme la perte, le suicide, le temps mais surtout les regrets, Logan nous plonge dans le cerveau complexe de Wolverine comme jamais-vu dans les films X-Men jusqu’à aujourd’hui.

C’est aussi, à l’exception Watchmen de Zack Snyder, le film de super-héros le plus violent à ce jour : des gorges sont tranchées, des crânes brisés et des membres coupés. Ce road-trip vous apportera excitation, tristesse et désolation. Hugh Jackman est tout simplement brillant et nous offre ici la plus belle révérence qu’il se doit à son personnage et même l’un de ses plus beaux rôles au cinéma. Dafne Keen, quant à elle, est brillante, acharnée et s’avère être une très grosse révélation. Stewart est, pour sa part, le cœur du film, en tant qu’homme ébranlé par la destruction de tout ce qu’il avait construit.

Malheureusement, Logan retombe dans les travers du genre super-héroïque en nous livrant un combat dans son dernière acte plus que bancable et pire, forcé. Le film peut être aussi long par moment, mais dans l’ensemble, Logan possède quelque chose de spécial : une histoire émouvante et lugubre sur les regrets et la mort, chemins sinueux dans lesquels certains studios (coucou Marvel Studios) n’oseraient même pas s’aventurer.

En bref : Magnifique. Puissant. Hugh Jackman tire sa révérence avec brio et offre à Wolverine un très bel adieu. Dafne Keen est une révélation en X-23 et on a très hâte de la voir dans de prochains films.

etoile4

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