[Critique] Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 de James Gunn

Avant son Avengers : Infinity War attendu de pied ferme et son Thor : Ragnarok aux accents spatiaux, Marvel Studios compte bien s’offrir avec ses Gardiens de la Galaxie Vol. 2 une autre aventure cosmique au box-office.  Préliminaire à plus fou, donc, mais le genre d’aventure qui pourrait bien tutoyer les étoiles d’aussi près que son Volume 1.
Il fallait bien à James Gunn l’énergie de toute une relique galactique pour relever le défi. Mais a t-il réussi ? Réponse…

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Synopsis :

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 poursuit les aventures de l’équipe alors qu’ils traversent les confins du cosmos. Les Gardiens doivent se battre pour que leur nouvelle famille reste ensemble tandis qu’ils cherchent à percer le mystère de la véritable filiation de Star-Lord.

Critique :

« Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 se hisse parmi les productions Marvel les plus enthousiasmantes »

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 a de l’ampleur, et du poids. L’univers est vaste : passés les rires de l’intro/générique, James Gunn alourdit son récit d’une exposition très étirée. Aux têtes connues, la première partie du film ajoute autant de nouveaux ennemis, alliés et enjeux que possible. Et avec la structure bipolaire d’un Star Wars : L’empire contre-attaque (la finesse en moins, l’humour en plus), une petite première heure décousue et didactique enclenche la seconde. Plus dynamique, plus inspirée… plus cafardeuse aussi.

Ce Vol. 2 perd en insouciance ce qu’il gagne en mélancolie et en symboles : le monde galactique de Peter Quill s’anime autour de lui comme filtré par sa psyché. Pour cet adolescent qu’on arracha aux 80s, le deuil et l’abandon prennent –parfois littéralement- vie aux côtés d’amours de jeunesse parmi lesquels jeux d’arcade et vieux rock. James Gunn compose un voyage initiatique à l’image de son héros : coloré, insolent, amer parfois. Des niveaux de lectures qui rappellent Scott Pilgrim et se traquent comme des indices, passée la furie de l’action.

Sorte de déferlement psychédélique, le climax du film est l’aboutissement d’un travail matière-couleur-lumière qui semble démanger son metteur en scène sur plus d’une heure trente. Et pour qu’un tel final explose autant, il fallait une intrigue qui ait l’intelligence de n’être conduite que par ses personnages. Gunn manipule son (interminable) galerie avec un sens du dosage précieux. Chacun est à sa place. Même Baby Groot, pourtant au cœur de la promo et dont les séquences sont autant de court-métrages animés dévastateurs. Sous de nouveaux angles, tous y comprennent un peu plus du discours sur la famille et la séparation cher au premier opus.

Enfin, l’amour de Gunn pour ses héros n’est pas ce qui transpire seul : Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 est une avalanche de clin d’œil, de caméos et de scènes post-génériques en forme de gourmandise pour fans de comic-books. Craintifs de l’overdose ? Fuyez.

En frisant la redite, en frôlant le chaotique, les ‘Gardiens de la Galaxie Vol. 2’ se hisse parmi les productions Marvel les plus enthousiasmantes. Elle concilie le regard bienveillant et débridé de son auteur avec un récit en accélération constante. Et qu’elle agisse avec humour, action galactique ou avec une pointe (trop rare pour le genre ?) d’émotion réelle, cette nouvelle aventure a tout d’une grande.

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Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 de James Gunn avec Chris Pratt, Zoe Saldana, Vin Diesel et Bradley Cooper. En salle le 26 avril 2017.

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